Site officiel du Syndicat d'Initiative de Gallardon et des communes environnantes

LE PORTRAIT DU MOIS.

C’est une nouvelle rubrique que le Syndicat d’Initiative lance sur son site Internet. Le propos est d’aller à la rencontre d’un artisan, commerçant, chef d’entreprise, président d’association, personnalité, et de l’interviewer sur son travail, sa fonction, son parcours…

 

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Août 2011

Pour ce mois d’août, nous avons de nouveau sollicité un chef d’entreprise dont les locaux sont installés à Gallardon depuis 1990. Le Syndicat d'Initiative vous ouvre les portes de TOPP Imprimerie !

 

 

Bonjour Eric.

Puis-je débuter mon interview par une ‘indiscrétion’ ? Vous avez l’air relativement jeune, alors, quel âge avez-vous et comment êtes-vous arrivé à ce poste ?

 

Bonjour Gildas.

Je ne sais pas si c’est réellement indiscret, je peux donc l’avouer, j’ai 33 ans et je suis arrivé à ce poste, on va dire… naturellement !?...

En fait, TOPP Imprimerie est une entreprise familiale fondée par mon père en 1974  et qui emploie aujourd'hui quinze salariés. Entré en 1997 dans le cadre d'une formation en alternance de BTS section commerciale, de fil en aiguille, je suis passé du commercial, à la gestion client, ensuite à la gestion fabrication et enfin à la gestion d’entreprise. La reprise s’est ainsi effectuée en six ans, puisque je suis gérant depuis 2004, mon père étant devenu consultant RH au sein de l'entreprise.

 

 

Ma seconde question vient autant de ma curiosité que de mon désir de savoir. A la base, à part les tracts et autres prospectus en tout genre, le rôle d’une imprimerie est bien d’imprimer des journaux et des livres, quelle est donc l’étendue de votre activité aujourd’hui ?

 

Nous sommes dans la catégorie des Imprimeurs Offset Généralistes. Il s’agit donc d’une entreprise de proximité avec une clientèle ayant des besoins en petits et moyens volumes à l’opposé des marchés de rotatives qui concerne les gros tirages tels que les catalogues publicitaires des grandes enseignes.

Notre palette va de la carte commerciale (à destination des commerçants) jusqu’au catalogue artistique, en passant par les calendriers, les affiches, dépliants, plaquettes, brochures...

Ce qui nous intéresse c’est la valeur ajoutée pour notre client d’où une 'typologie produit' axée sur le client final et donc une sensibilisation sur la mise en valeur du produit dans nos impressions.

 

 

Je suppose que vous avez essentiellement une clientèle de professionnels et d’associations, mais vous arrive-t-il de répondre à des demandes de particuliers et si une personne vous apporte un manuscrit ou un projet incluant des écrits et des photos êtes-vous en mesure de répondre à ses attentes ?

 

Oui. Nous pouvons répondre, mais il y a Internet !

Depuis le début de l’année, nous n’avons réalisé que deux produits pour des particuliers. Il s’agissait de faire-part de mariage avec des spécificités, dont un qui avait initialement été commandé sur Internet. Mais le rendu final était ‘non présentable’, en raison d’un décalage dans le pliage, d’un grammage de papier trop fin et d’une typographie inappropriée.

Alors il est vrai qu’aujourd’hui sur Internet il est simple, relativement rapide et moins cher de se faire confectionner par exemple, des cartes de visites, mais avec un choix de fond ‘banalisé’. Du coup, deux commerçants d’une même ville, voire d’une même rue peuvent très bien avoir des cartes de visites ‘identiques’ alors qu’ils vendent des produits totalement différents !

C’est là que nous avons une valeur ajoutée pour le client dans le sens où nous lui proposons une réactivité, une disponibilité et un conseil qu’il ne trouvera pas réellement sur un site Internet somme toute, impersonnel. Lorsque vous ‘créez’ votre carte de visite sur Internet, vous êtes seul face à votre écran à sélectionner des choix prés-définis, et si vous sortez des standards, la note peut rapidement augmenter, sans que vous ayez la possibilité, ne serait-ce que de toucher le papier…

 

 

Je suppose que vous ne faites pas de relecture minutieuse en vue d’une correction orthographique ou grammaticale, mais acceptez-vous tous les travaux qui vous sont demandés, ou bien il y a-t-il un code éthique qui vous permet de refuser une commande ?

 

Il y a deux solutions.

Soit le client nous le demande expressément et dans ce cas, on fait appel à une société spécialisée de correction/relecture ce qui a un coût, soit il ne nous le demande pas, mais en bons professionnels, nous allons de nous-mêmes faire une, deux voire trois  relectures e fonction des modifications apportées au projet initial. C’est notre rôle en tant qu’imprimeur et typographe que de conseiller le client, ainsi, si lors d’une relecture, nous remarquons des fautes et coquilles, nous en informons le client, par contre, nous ne pouvons donner de garanti quant à l’absence totale de fautes grammaticales ou de syntaxe, le client restant ‘propriétaire et responsable’ de ses écrits surtout lorsqu'il nous fourni son fichier.

Pour ce qui est de l’éthique, il n’y a pas de charte à proprement parler, mais les maîtres-mots sont : professionnalisme, honnêteté et impartialité. Par exemple, dans le cas d’une campagne électorale, il n’y aura aucune différence dans le traitement accordé aux différents tracts. Bien entendu, nous nous réservons toutefois le droit de refuser un travail si nous considérons qu’il porte nommément atteinte à une personne ou bien s’il s’agit de faire la promotion d’idées extrémistes dans tous les sens du terme.

 

 

Justement, puisque vous avez abordé le sujet du conseil client.

Le Syndicat d’Initiative vous a confié le soin d’imprimer les livrets qu’il a écrit sur Gallardon, mais loin de se contenter de cette ‘simple’ tâche, il y a également eu de la part de vos services, tout un travail de conseil quant à la mise en page et la typographie. Le résultat est d’ailleurs de très belle facture. Est-ce là une particularité de votre entreprise ou bien cela fait-il partie du travail ?

 

Comme je l’ai dis, le conseil fait partie du travail, donc, même si nous suivons l’idée du client, le plus important pour nous, c’est le résultat vis-à-vis du client final.

Notre position extérieure à la structure du client va donc nous permettre une ‘critique’ à la fois neutre et professionnelle, c’est-à-dire que nous allons avoir un regard ‘neuf’ sur le projet vis-à-vis des personnes qui auront travaillé dessus et surtout, notre connaissance du marché et des tendances va nous apporter l’argumentation nécessaire pour éventuellement conseiller le client vers une réorientation graphique de son projet.

 

Sans obligatoirement nous communiquer de noms, quel est votre ‘périmètre’ de clientèle ? Est-il de local à régional, local à national, voire même international ?

 

Au niveau du volume d’affaire, on va dire que le découpage se fait à peu près de la façon suivante : 35% pour l’Eure-et-Loir, 60% pour l’Ile-de-France et 5% pour le reste au niveau national.

Au départ, notre clientèle était principalement située en IdF et nous avons développé notre portefeuille client en E&L lorsque j’ai intégré l’entreprise. Aujourd’hui, pour une bonne partie, nos clients sont des PME et industries de 10 à 80 salariés ainsi que quelques grands groupes, des agences de communication et des bureaux de fabrication, mais peu d’artisans.

 

 

En période de crise, le budget pub-marketing des entreprises, notamment des grandes enseignes, reste présent car les ventes étant en baisse, il est impératif d’attirer le client à grands coups de promos afin de conserver ses parts de marché. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles nos boîtes aux lettres sont pleines de catalogue et prospectus. Dans un tel climat, quels sont les enjeux pour une imprimerie et la concurrence est-elle plus rude ? 

 

En fait, nous avions acheté du matériel en juin 2008, un investissement nécessaire qu’il a fallut ensuite supporter avec l’arrivée de la crise.

Il y a eu une baisse des volumes d’où une concurrence plus présente et difficile, on a sentit une nouvelle réflexion sur la communication et le ciblage, les ‘rotatifs’ en perte de volume ont attaqués nos marchés  et pendant environs un an et demi, de 2009 à fin 2010, les marchés ont été aléatoires et parfois même incompréhensibles, avec raccrochage de marché et modification du tarif générique. A structure et travail similaires, les différences de prix annoncés pouvaient aller jusqu’à 30%, chose improbable et irréaliste !

En même temps, la casse des prix à fait autant de bien que de mal en provoquant une certaine ‘épuration’, à noter toutefois, qu’il n’y a aujourd’hui en France, plus que 5000 réels imprimeurs possédant un numéro de code APE de l’Imprimerie avec une baisse d’environs 10% par an depuis les dix dernières années. Cela est le résultat d’une part, de l’évolution de la technologie, d’autre part, de la non reprise de l’activité suite à des départs en retraite. Aujourd’hui, le prévisionnel est à cinq jours, il est donc difficile et risqué de reprendre une imprimerie.

La solution consiste alors en la recherche et la conclusion d’un ‘contrat’ concernant un marché public récurent, bien que les administrations tirent les prix…

 

 

Je vais aborder un terrain sans doute un peu ‘sensible’, mais dans l’inconscient  populaire, l’imprimerie fait partie des industries à fort caractère polluant. Existe-t-il des innovations, de nouveaux procédés et produits permettant de réduire cet aspect négatif qui peut ternir l’image de votre entreprise ?

Ah ! Je l’attendais celle-là… [Sourire]

Je ne pouvais pas ne pas la poser !? [Sourire]

Effectivement ! Alors,… Nous sommes labellisé ‘IMPRIM’VERT’ depuis 2005.

Pour faire simple c’est un label orienté fabriquant qui fait référence à une gestion environnementale des produits utilisés dans notre structure. En fait, il s’agit de recycler le papier, les encres, les produits machines, les plaques d’alu et chiffons, qui sont récupérés par différents prestataires et retransformés.

Mais la pollution la plus visible et évidente aux yeux de la population, est le papier publicitaire qui envahit les boîtes aux lettres et fini toujours à la poubelle.

Aujourd’hui, le public considère que le papier coûte plus cher et pollue plus qu’Internet, sauf qu’il oublie que pour visualiser, par exemple, une pub sur Internet, il faut allumer un ordinateur, accéder à cette publicité qui est sur un serveur ou bien la recevoir par mail via toute une structure de produits et matériels informatiques dont certains composants sont non-recyclables. Ce serveur est lui-même dans une salle climatisée le tout étant consommateur d’électricité et producteur de CO2. Et puis, il y a la pollution de la boite mail... Contrairement à un mail, la pub papier mise à la poubelle est recyclée et recyclable plusieurs fois, à condition d’avoir recours au tri sélectif, ce qui reste de la responsabilité de tout-à-chacun. Il y a également une responsabilité et une prise de conscience nécessaire de la part des distributeurs qui font parfois livrer des imprimés à plusieurs centaines de kilomètres à l’opposé du lieu définitif de distribution par rapport à la localisation géographique de l’imprimeur… tout ceci a une ‘empreinte carbone’ non négligeable qui n’est pas du fait de l’imprimeur.

Il y a eu un déclic lorsque les parlementaires se sont rendus compte que l'ensemble de la filière bois-papier - de la coupe à la distribution en passant par la transformation, l'impression et le roulage - représente plus de 500 000 emplois en France. Du coup, de nombreuses choses sont en place ou en cours d’élaboration en ce qui concerne la filière bois-papier, qu’il s’agisse, à l'assemblée Nationale, de la mise en place d’une commission parlementaire regroupant près de 50 députés ou bien des normes telles que PEFC, FSC ou encore le label Imprim’Vert et nous pouvons dire aujourd’hui que les entreprises du secteur agissent de façon responsable et citoyenne pour une gestion durable, si bien que le papier utilisé dans l’imprimerie provient essentiellement des coupes d’entretien des forêts et des déchets des scieries.

 

 

 

Une dernière question, pourquoi être installé à Gallardon, quels en sont les avantages et les inconvénients ?

 

Lorsque mon père a débuté son activité en 1974, il était installé chez lui à Houx, puis il a été nécessaire de trouver des locaux. La zone d’Epernon était déjà chargée, Maintenon n’était pas bien positionnée et le prix des terrains à Gallardon était attractif, dans une zone vouée à se développer et accueillir d’autres structures, ce qui était un avantage. Mais l’avantage le plus probant de Gallardon est sa position géographique, à proximité de l’Ile-de-France et des deux axes routiers importants que sont la N10 et l’A10, avec également l'A11 pas très loin. Pour exemple, en partant du bureau, il m’a fallut moins d’une heure pour rejoindre la gare de Lyon à Paris.

Et puis Gallardon est une belle ville, agréable, on s’y sent bien.

Par contre, sa position excentrée dans le département ne favorise pas forcément le travail en Eure-et-Loir et de nombreuses personnes semblent ne pas savoir où se situe la ville. Mais avec un Syndicat d’Initiative actif et une rubrique telle que celle-ci, on peut espérer que cela change.

 

 

Les bénévoles du Syndicat vont apprécier !

Eric, merci de nous avoir reçus dans vos locaux. Cette visite m’a véritablement impressionné j’y ai vu des compétences dont je ne soupçonnais pas la présence à Gallardon et une palette de produits tout-à-fait intéressante.

Je vous laisse le mot de la fin…

 

Avec plaisir !

J’invite donc les lecteurs à visiter les sites Imprim’vert, PEFC, FSC et à bien trier leur déchets papiers pour nous aider dans le recyclage et le développement durable… Ils peuvent également visiter le site O’pluriel qui est le regroupement de 11 professionnels des industries graphiques de la région Centre, dont nous sommes associés, et qui a pour ambition d’offrir aux clients une relation simplifiée avec la chaîne graphique au travers d’une offre globale.

 

Et bien espérons qu’ils le feront, pour ma part, je n’y manquerai pas afin de ‘parfaire’ ma connaissance sur la question.

Encore merci de votre accueil et de votre disponibilité, c’était une rencontre très plaisante.

 

Un plaisir partagé…

 

 

GV.

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Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur les sites Internet en cliquant ci-dessous :

 

 

    

     

 

 

 

 

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