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LE PORTRAIT DU MOIS.

C’est une nouvelle rubrique que le Syndicat d’Initiative lance sur son site Internet. Le propos est d’aller à la rencontre d’un artisan, commerçant, chef d’entreprise, président d’association, personnalité, et de l’interviewer sur son travail, sa fonction, son parcours…

 

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Juin 2011

Après le ‘flop’ du moi de mai, le Syndicat d’Initiative vous devait, de se rattraper. C'est grâce au concours de Dominique CHAPATTE qui nous a fait la joie de répondre à notre sollicitation que nous allons tenter de vous faire oublier la 'panne' du mois dernier.

Rencontre avec un ‘Monstre Sacré du Journalisme’ dont nous avons partagé le déjeuner.

 


 

Bonjour Dominique.

Bonjour.

Je ne peux que vous remercier d’accorder cette interview au Syndicat d’Initiative de Gallardon. Etant novice en la matière, c’est avec un sentiment partagé d’excitation et d’angoisse que je vais tenter de conduire un entretien ‘hors des sentiers battus’. Comment un journaliste appréhende-t-il de se faire interviewer par une personne qui n’est pas du métier et pourquoi accéder à sa requête ?

Ce n’est pas une mauvaise question…

Il y a des exemples dans le passé et le présent qui montrent que comme le dit l’expression, ‘il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler’.

Un journaliste va chercher et noter la ‘petite phrase anodine’ noyée dans l’interview et il arrive souvent que l’on retrouve à posteriori certaines de ces phrases, parfois sorties de leur contexte, même lorsqu’il est dit durant l’interview que ‘c’est OFF bien entendu’. Il faut donc éviter de se mettre dans la position de l’arroseur arrosé. Et puis, lorsque l’on est un homme public, je ne dis pas cela pour moi, il faut veiller à ce que l’on dit pour ne pas blesser, ne pas heurter, ne pas choquer… et finalement passer pour ce qu’on n’est pas. Alors je n’appréhende pas les interviews avec angoisse, mais je fais attention et il y a des choses que je refuse de faire.

Pourquoi avoir accepté aujourd’hui ? Pour être aimable, par respect… Pour les gens qui me soutiennent, qui m’apprécient, qui regardent l’émission... Parce que ça fait partie du boulot de journaliste.

 

 

Dans une telle situation, n’y a-t-il pas le ‘spectre’ du scénario catastrophe dans la lignée des fausses interviews de Raphaël MEZRAHI dont à ma connaissance vous n’avez pas été ‘victime’, et à ce propos, comment auriez-vous réagi ?

Avec humour !...

Je suis quelqu’un qui a de l’humour, qui accepte la critique, d’être un peu malmené… Il faut accepter ce genre de pratique. En tout cas avec humour, oui. Je suis bon public et je ris facilement.

Je peux me ‘lâcher’ et passer la seconde alors ?

Ça dépend de ce que vous entendez par là ! [Rires]

 

 

Le fait d’accorder une interview en partageant un déjeuner traduit une certaine décontraction, la même d’ailleurs que l’on ressent en regardant votre émission. Nous permettez-vous de dire où nous sommes et pouvez-vous nous expliquer pourquoi avoir fixé le rendez-vous dans ce lieu ?

Parce que cela fait partie d’une des raisons pour lesquelles je suis venu m’installer dans la région. L’envie de rencontrer des gens qui ont de l’empathie, le sens de l’accueil, de l’écoute… Des gens qui sont gentils… Chose que l’on rencontre de moins en moins dans les grandes villes, surtout à Paris. Nous sommes donc au restaurant ‘LE COMMERCE’ à Gallardon parce que je suis un grand amateur de cuisine et j’aime bien le travail et les produits travaillés par Stéphane, le chef et propriétaire du lieu.

 

 

 

Il faut croire que vous avez saisi le fil conducteur de mon interview puisque vous avez anticipé sur la prochaine question qui était : Sans entrer dans les détails vous résidez à présent en Eure-et-Loir depuis quelques années. Si ce n’est pas indiscret, qu’est-ce qui vous a fait quitter la région parisienne et pourquoi avoir choisi de devenir eurélien ?

J’en avais marre de vivre à Paris.

J’avais besoin de nature, envie de vivre au rythme des saisons. C’est quand même exceptionnel ! Il y a ici des nuits étoilées tout le temps, ce que l’on ne voit plus à Paris ! Et cela me ravit car j’adore regarder les étoiles. Et puis on est seulement à une heure de route de Paris dans un cadre magnifique : la Vallée de l’Eure et sa nature riche de trésors.

 

 

‘TURBO’ est la doyenne des émissions de M6. Si j'ai bien retenu l'info, vous l’avez lancée le 7 mars 1987, il y a donc un peu plus de 24 ans. Avez-vous une idée plus ou moins précise du nombre de voitures différentes que vous avez conduites durant cette période et quel est votre meilleur souvenir ?

Là, sur l’émission c’est simple.

Comment dirais-je ?... J’ai calculé qu’en mars 2012 pour les 25 ans, il y aura eu 1300 émissions. Ça veut dire au moins 1300 voitures, plus tout ce que j’ai essayé précédemment en 10 années à RTL où je faisais de l’info. On devrait être à peu près autour des 2700 voitures.

Il y en a eu tellement qu’il n’y en a pas ‘une’ qui sorte du lot, c’est plus associé à des rencontres, des voyages. Pendant les dix premières années c’était trois à quatre tours du monde par an ! Il y a tant de souvenirs, de moments, de rencontres inoubliables… On oublie, mais ils sont là.

Je n’oublierai jamais ma rencontre avec FANGIO en Argentine ! Les rencontres avec tous ces pilotes de rallye, de Formule 1… Beaucoup de choses, alors en ressortir un instant 'unique' et d'exception, c’est un peu arbitraire dans la mesure où je ne saurais pas hiérarchiser les rencontres.

Celle avec FANGIO restant quelque chose de très fort car c’est un grand monsieur de la course automobile et il a fallu aller au fin fond de l’Argentine pour le rencontrer. DEPARDIEU également : un grand moment dans un autre registre. José GARCIA… Pas mal d’acteurs qui sont passés dans l’émission.

Et puis toutes les voitures ! La production automobile d’un quart de siècle de la plus populaire à la plus exceptionnelle, mais, toujours avec le même plaisir que ce soit la dernière Renault ou la dernière Ferrari bien que je ne leur fasse pas subir le même régime.

 

FANGIO

 

Gérard DEPARDIEU invité de Dominique CHAPATTE dans TURBO sur M6.

José GARCIA invité de Dominique CHAPATTE dans TURBO sur M6.

 

 

Justement, puisque vous avez abordé le sujet, j’entends souvent à votre égard des commentaires ventant votre chance de voyager tout autour du monde au volant de voitures pour certaines exceptionnelles. Je ne vais bien entendu pas vous plaindre, mais cela reste un métier à part entière et je pense que le téléspectateur ne voit que le bon côté des choses. En 24 années d’exercice, entre les décalages horaires, les intempéries, les éventuelles pannes, n’y a-t-il pas eu de tournages difficiles, voire périlleux ?

Il serait malvenu que je me plaigne !

Écoutez, je crois qu’en 24 années, honnêtement, il n’y a pas eu plus de 2 ou 3 émissions annulées pour des raisons de météo, et de toute façon, on les a rattrapées après. Il faut savoir que contrairement à l’industrie du cinéma pour laquelle il y a des assurances intempéries, en ce qui nous concerne une journée perdue est une journée payée. Il faut donc tout faire pour tourner des images dans les meilleures conditions possibles avec une certaine limite : cela doit être diffusable. Le maître-mot étant qu’il faut ramener une émission, il ne faut pas se gratter la tête et quelles que soient les circonstances, sauf rideau de pluie, on a toujours tourné.

Concernant les tournages périlleux, il y a eu de très durs, dans des conditions de réelle hostilité au niveau des paysages, jamais humaines. Je pense notamment à une épreuve, le CAMEL TROPHY, disparue depuis la loi EVIN et qui mettait en compétition des équipes du monde entier, après des sélections très difficiles. Elles s’affrontaient alors dans des écrins de nature constitués de tout ce qu’elle peut nous proposer de plus inhospitalier. Entre les marécages, les franchissements improbables pour lesquelles les concurrents devaient parfois construire des ponts avec les moyens trouvés sur place et une faune pas toujours avenante, sans parler du climat souvent extrême… on s’est retrouvé avec ces équipes à tourner en Mongolie extérieure, en Bolivie, dans la Cordillère des Andes, en Alaska, à Madagascar… Des trucs de folie ! Plus tout ce que l'on peut ajouter comme situation en dehors du CAMEL.

On a tourné aux Etats-Unis un nombre incalculable de fois ! En Amérique du Sud... Toute l’Europe, la Chine, le Japon, la Nouvelle Calédonie, la Nouvelle Zélande, l’Australie, la Réunion, l’Afrique... Tout autour du globe en fin de compte.

 

 

Sinon, pour embrayer sur l'actualité alors que le gouvernement a tergiversé, et sur les avertisseurs de radars et sur la suppression des panneaux les annonçant, Lamborghini vient d’accoucher de l’Aventador LP 700-4 : V12 – 6,5Litres – 700 chevaux – 4 roues motrices – 0 à 100 en 2 secondes 9 – 350KM/H de vitesse de pointe… Sans même parler du prix n’est-ce pas démesuré et  il y a-t-il un marché en France pour ce type de ‘joyaux’ ?

C’est la voiture passion… Là on est même dans la voiture d’exception, du coup il n’y a plus de réelle mesure, la passion n’est pas mesurable.

Mais oui il y a un marché. Quel que soit le nombre d’exemplaires réservés à la France, ils sont tous pré-vendus en échange d’un chèque très élevé et avant même que les futurs acquéreurs ne les aient vus.

 

 

  Lamborghini Aventador : Vidéo Officielle

 

 

Dans un registre un peu moins fort que la passion, si elle existe quelle est la voiture idéale selon vous, et si elle n’existe pas, que pourrait-elle être ?

Aujourd’hui… Alors, ça dépend.

Si c’est une voiture passion, la Ferrari FF [NDLR : FF pour Four Four = 4 places, 4 roues motrices].

Sinon, c’est la voiture électrique en utilisation quotidienne. Après, on peut se faire plaisir avec une voiture passion si on a les moyens. Car cela implique le budget pour rouler sur circuit, avec l’entretien, les réparations, le carburant, l’assurance… Mais la voiture électrique pour la vie de tous les jours.

 

 

Présentation de la Ferrari FF au Salon de Genève 2011.

 

 

Pour terminer, bien que je sois face à une personne qui a l’air aussi jeune qu’elle le paraît à l’écran où j’ai bien l’intention de l’y voir encore de nombreuses années, comment Dominique CHAPATTE envisage 'l’après TURBO’ et une retraite bien méritée ?

Je pense que je ne m’arrêterai jamais de travailler car j’ai la passion dans le sang.

Et j'ai la passion de mon métier de journaliste. Si ça devait arriver et ça arrivera, j’écrierai. J’ai beaucoup de projets de ce type en tête et j’aimerais prendre des cours de théâtre ou de cinéma…

Tout ça pour dire qu’il y a une vie après la télévision et heureusement !

 

 

Dominique, il me reste à vous renouveler les remerciements du Syndicat d’Initiative en vous laissant payer la note, vous comprenez, nous n’avons pas beaucoup de moyens !

Pas de souci, je l’ajoute au montant du cachet ? [Rires]

Je plaisante, c'est pour moi... En remerciements de votre patience, votre courtoisie et de nous avoir gracieusement accoré cette interview. Cela restera un moment fort de mon existence !

Les téléspectateurs connaissaient le journaliste, l’homme de télévision, j’espère que cet entretien leur aura fait découvrir l’homme, l’épicurien qu’il est dans la vie de tous les jours, égal à lui-même : abordable, ‘cool’, en fait tel qu’il est à l’écran, sans faux-semblants. Encore merci et à bientôt sur M6.

Merci à vous. J’ai passé un moment très agréable comme on en passe très souvent ici et à cette table.

 

GV.

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Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site Internet de l'émission

en cliquant ci-dessous :

 


 

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