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LE PORTRAIT DU MOIS.

C’est une nouvelle rubrique que le Syndicat d’Initiative lance sur son site Internet. Le propos est d’aller à la rencontre d’un artisan, commerçant, chef d’entreprise, président d’association, personnalité, et de l’interviewer sur son travail, sa fonction, son parcours…

 

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Mars 2011

Pour cette première édition, le Syndicat d’Initiative est allé à la rencontre de Loraine NOLLET. Agée de 38 ans, elle est tapissier depuis 20 ans et gallardonnaise depuis toujours. Voici la retranscription d’une rencontre instructive et très agréable.

 

Loraine

Loraine lors de la Foire Saint-Mathieu 2010.

 

Bonjour Loraine, lorsque l’on parle de tapisserie, le commun des mortels que nous sommes pense en premier lieu à la tapisserie qui se trouve sur les murs de son logement. Pouvez-vous nous dire ce qu’est le métier de tapissier, notamment aujourd’hui, en 2011 ?

Bonjour Gildas, le métier de "tapissier décorateur" ou "tapissier d'ameublement" est très ancien, il prend sa source chez les artisans du XVI au XIX siècle qui étaient chargés de garnir les bergères, les fauteuils crapauds... Ce métier est donc basé sur un savoir-faire ancestral et très particulier. Il faut avoir une maîtrise manuelle, une connaissance des techniques, des matériaux et de leur mise en œuvre. C’est aussi posséder les connaissances artistiques qui permettent de guider le client dans les choix qu’il doit faire pour que son intérieur soit un ensemble harmonieux. C'est un travail très minutieux et un bon tapissier se doit de fabriquer un fauteuil à la fois confortable, esthétique et solide.

Les trois-quarts de mon activité à l’Atelier consistent donc à la restauration traditionnelle des sièges anciens de toutes époques. Je redonne l'aspect originel au meuble tout en sauvegardant les traces essentielles de son passé et de son histoire. Je travaille dans le strict respect du meuble ancien, dans une optique de conservation du patrimoine avec des techniques douces, à la main, et avec des matériaux traditionnels : sangles et toile de jute, garniture en crin végétal piquée, en crin animal, ouate, ressorts, clous, galons …

L’autre facette de mon métier concerne la réfection traditionnelle des sommiers tapissiers et des matelas de laine sans oublier la tenture murale.

Enfin, aujourd’hui en 2011, je suis de plus en plus sollicitée pour des réfections de sièges contemporains nécessitants le travail de la mousse, des profilés et des tissus en microfibres.

 

 

D’accord, mais entre les restaurations d’un crapaud, d’un matelas en laine et d’un siège contemporain, il y a tout de même un grand écart… par exemple, je ne connais personne dans mon entourage qui utilise un matelas en laine, d’où ma curiosité : avez-vous une clientèle spécifique, de connaisseurs, ou bien vos prestations s’adressent-elles également à ‘monsieur tout le monde’ ?

Mes prestations de tapissier s’adressent aux professionnels, pour des salles de restaurants, des salons de coiffure, d’esthétique, des brasseries, etc… mais également aux particuliers qui possèdent de vieux sièges ayant besoin d’un ‘rafraîchissement’ pour retrouver tout l’éclat et la superbe de leur passé. C’est un peu une sorte de renaissance du siège qui au lieu de finir chez un brocanteur, dans un dépôt vente, voire même à la déchetterie, redevient non seulement un siège utile et utilisé, mais également un élément de décoration incontournable. Et puis, aujourd’hui, se développe une clientèle plus ‘moderne’ qui souhaite ‘recycler’ son mobilier contemporain…En somme, la clientèle d’un tapissier se compose ainsi autant de particuliers que de professionnels.

 

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours : comment et pourquoi devient-on tapissier, quel cursus faut-il suivre ?

Je suis devenue tapissier grâce à mes parents qui étaient Antiquaires à Gallardon et à Monsieur René Martin «Plume» qui a exercé le métier de Tapissier Décorateur plus de 40 années dans notre ville.

Je suis donc allée à l’Ecole de Commerce et d’Industrie Grégoire Ferrandi de Paris pendant 3 ans pour apprendre les bases du métier et passer le CAP de « Tapissier Garnisseur ».

Dès ma sortie de l’école j’ai été employée à l’Atelier de Penthièvre à Rambouillet, puis chez Madame Prieur à Chartres, ainsi que 10 années à l’Atelier Chambrin de Rambouillet.

 

 

Mis à part Paris, Rambouillet et Chartres, j’avoue ne connaître aucun des noms qui viennent d’être cités, ma curiosité est donc de nouveau piquée ; pourquoi avoir choisi de vous installer à Gallardon ? Et ne me dites pas que c’est à mi-chemin entre Rambouillet et Chartres.

 Non, pas du tout… même si Gallardon est effectivement à mi-chemin. En fait les échanges que j’ai eus avec eux, autant que mon apprentissage auprès de ces trois excellents Tapissiers de réputation, m’ont apporté savoir faire, rigueur et amour du métier… ce qui m’a poussée à me lancer et m’installer en avril 2005 à Gallardon, dans ce qui est la Maison Familiale depuis 1880.

 

 

Vous avez donc la chance non seulement de faire un métier qui vous plaît, mais en plus, de le faire à domicile. Mais du coup, vous ne vous sentez pas un peu seule ?

Absolument pas, car je travaille également en collaboration avec un autre Artisan de Gallardon, Madame Nathalie TRIN, qui en sa qualité de Tapissière, se charge de tout ce qui est décors de fenêtres, rideaux, et dont l’Atelier boutique de Déco ‘ANT Décors’ se situe à Gallardon.

 

 

Des artisans qui travaillent ensemble, c’est plutôt bon signe pour l’activité locale.

A ma connaissance, peu de personnes, notamment à Gallardon, savent qu’il y a un Tapissier à Gallardon. Si je vous propose d’organiser une manifestation ‘Journées Portes Ouvertes’ afin de faire découvrir votre art, parce que lorsque je vois le rendu, je peux affirmer qu’il s’agit bien là d’art, vous me répondez…

Que c’est une excellente idée ! Pourquoi pas à l’occasion du 13ème Salon d’Art de Gallardon qui aura lieu les 2 et 3 avril prochains ? Je suis installée à 100 mètres de la salle polyvalente, les portes de l’Atelier des Templiers seront donc ouvertes au public.

 

 

Formidable ! Le week-end des 2 et 3 avril, vous invitez donc les personnes qui le désirent à passer vous voir à l’atelier…

Je les invite, autour d’une petite collation, à découvrir mon lieu de travail où elles pourront toucher les différents matériaux naturels que j’utilise, mes outils, regarder les différents échantillonnages de grands éditeurs de tissus comme Lelièvre, Pansu, Edmond Petit, Chanée Ducrocq, etc... ou encore apprécier les différentes étapes des restaurations en cours.

 

 

C’est noté. Et bien Loraine, il ne me reste plus qu’à vous remercier de votre accueil et de cette belle invitation que vous faites aux curieux et amoureux des beaux objets, qui pourront ainsi découvrir un vrai beau métier lors de ce week-end de Portes Ouvertes.

Le plaisir est pour moi. Merci de m’avoir fait l’honneur de cette première et rendez-vous les 2 et 3 avril.

 

GV.

 

 

 

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